Blog des Poemes du Net

Poème de kurai

le 11/08/2008 à 20h34


Voici un nouveau poème de Kurai qui a gagné le concours de notre forum. Il s'intitule Coeur en miettes. Bonne lecture.




scintillement obscur aux milles reflets

bribes fânées d'un bonheur éphémère
cri d'agonie, angélus qui désespère
craint pour mon coeur en miettes, éparpillé

Mon coeur n'est plus qu'un puzzle de rancoeur
disloqué, sanglotant, il implore
une ultime guérison, dernière heure
avant que le glas ne sonne à nouveau

Par quelques mots tu signes son oraison
apocope funèbre d'un coeur en lambeau
qui a cru malgré tout échapper au tombeau
mais qui est désormais son unique raison

Déchirure de l'âme, encore trahie
chaque jour, elle pleure, elle supplie
que cesse la déferlante acide
des larmes de mon coeur morbide

pour t'avoir aimé de mon corps et mon âme
je paye maintenant de mon espoir hectique
ma folie d'avoir cru tes paroles angéliques
brissures fatales d'un coeur de femme


(c) Kurai

Poème de Shinta

le 03/07/2008 à 18h25
Une nouveau poème d'un membre VIP des poèmes-du-net : Shinta avec Ctrl/Alt/Suppr


Ctrl/Alt/Suppr



Une bouteille sur le coin de la table,
Une cigarette à moitié fumée,
Un tremblement que je ne peux empêcher,
Je crois que je me suis enivrée.

Une énième déception,
Une énième contradiction,
Finalement, rien n’est différent,
Et dans ma vie : un fragment.

Demain est un autre jour,
Et je le supprimerai pour toujours.
Son souvenir me sert à rien.

Une amitié verrouillée,
Et en un clik : du passé.
C’est juste des lettres effacées.

(c) Shinta

Poème de neferet

le 24/06/2008 à 20h35
Un nouveau poème cette fois ci de neferet, membre VIP,
 qui s'intitule constellation.


A moitié assoupie sur l'herbe généreuse

Ecoutant l'or tinter aux boucles des étoiles
Nous guettions la filante attendant que le voile
Par un dernier accroc nous ouvre l'écumeuse .

Une à une les notes à nos voix suspendues
Se sont assises aussi timidement muette ,
Et curieuse du feu lové là haut ; discrète
elles allumèrent alors le silence entendu .

Et dans l'immobilisme un doux tatonnement
S'irise de culot sur le frais sable blanc :
Ma main cherche la tienne et voudrait la serrer .

Quelle étoile effondrée s'est abreuvée d'épines
Et constella nos coeurs d'une glacante bruine ?
Ma main cherchait la tienne et ne l'a point trouvée .

(c) neferet

Poeme de Tigrenoir

le 04/06/2008 à 11h23
Tigrenoir a remporté le concours des poèmes du net ! Le sujet avait pour thème présenter notre forum et il a su retranscrire les pensées de chacun.


Situé sur cette vaste toile,

Qu'est l'Internet,
Existe un petit forum,
Pas comme les autres.

Ce forum est un endroit,
Peuplé de lettres, peuplé de mots,
De mots doux, de mots durs,
De mots de chagrins, de mots de joies.

Ces mots sont habillements menés,
Par des esprits experts ou novices,
Et rencontrent la beauté d'une langue,
Pleine d'écrivains et de poètes.

Ces mots deviennent des messagers,
Messagers de la pensée et de l'âme,
Des esprits qui les créés, les effacent,
Et les refont, guidés par les muses.

Ainsi, ce forum devient,
Un endroit magique,
Où chacun est libre de s'exprimer,
Où chacun est libre de lire.

Un lieu de débat et d'échange,
De philosophie et de réflexion,
De mélange et d'enrichissement,
De l'âme et de l'esprit agile.

Mais c'est aussi un endroit,
Où les néophytes peuvent venir,
Pour apprendre, s'exercer,
Et révéler un talent caché.

Ce forum, c'est le jardin d'Eden,
Du Français et de la poésie,
Et cet Eden s'appelle,
Les poèmes du net.

(c) Tigrenoir

Poème de Larme_de_crystal

le 27/05/2008 à 12h38
Un poème signé Larme_de_crystal, membre VIP des poèmes du net.
Il s'intitule : La dernière danse !
Bonne lecture.


Nouvelle danse sous l’emprise du désespoir

Je n’ose plus regarder le reflet dans le miroir
Quand la grisaille envahie mon âme entière
Et que je me sens à nouveau prisonnière

Mes silences en disent long sur mon état d’esprit
Je cache mes sanglots sous des sourires sans vie
Dernière ligne droite avant de perdre celui que j’aime
Dernière souffrance cependant avant un autre énième

Je voudrais lui crier qu’il se trompe, je le sais
Mais mon respect pour lui m’empêche de le faire
Je me sens anéantie, mon cœur saigne et se tait
Il est l’heure de faire sa valise, plier les affaires

Et puis plus rien n’a d’importance à cet instant
Je pense à nous, aux souvenirs qui me hantent
A ceux qui vont me suivrent encore longtemps
Au cruel blues que ma voix intérieur chante

Des larmes de Crystal déchirent ce corps meurtri
Avec elles s’évaporent les croyances et les espoirs
Il est temps de retourner se cacher dans le noir
Oublier son Amour sincère, renier jusqu’à sa patrie

Les mots n’ont plus de couleurs dans mes yeux embrumés
Laissant place ainsi aux sombres nuages de la tristesse
Et si mes cris seront à jamais en moi étouffés
Ils n’en seront pas moins, pour l’éternité, ma faiblesse

Je laisse dernière moi, un morceau de bonheur
Ce terme n’est pas fait pour rester dans mon cœur
Je retourne me percher en haut de ma Tour de Babel
Cultiver l’abandon et les fleurs de chagrin si Belles

(c) Larme_de_crystal

Gagnant concours : Lady Bird

le 21/05/2008 à 09h30
Lady Bird, membre des poèmes du net, a remporté le concours de l'atelier d'écriture.
Le thème était de faire un poème avec les couleurs de l'arc en ciel (rouge, orange, jaune, vert, bleu, violet, indigo)

L’enfant arc-en-ciel


Elle partait tôt le matin,
Dans la fraîcheur de la nuit,
Alors que l’horizon était encore
Tout teinté d’indigo.

Au fond de ses beaux yeux bleus,
Se reflétait un univers
Aussi vaste que les océans
Et aux cieux toujours clairs.

Elle courait dans les prés d’herbe tendre
Et cueillait quelques feuilles de menthe
Qu’elle serrait si fort et si longtemps
Entre ses doigts qu’ils en devenaient verts.

Elle allait ensuite chercher,
Tout en haut d’un citronnier,
Les fruits jaunes gorgés de lumière
Qui brillaient sous les rayons d’or du soleil.

Lorsqu’elle rentrait, en fin d’après-midi,
Sa crinière de feu toute ébouriffée
Embaumait l’orange et la mandarine
Sous le soleil qui flamboyait.

Ses jolies joues rebondies,
Aussi rouges que les cerises brillantes
Ornant ses oreilles de fillette,
Sentaient la fraise des bois.

Son tablier, immaculé le matin,
Etait constellé de taches violettes,
Ultimes vestiges des myrtilles
Englouties à l’heure du goûter.

Elle rapportait toujours dans ses menottes
De pleins bouquets de fleurs des champs :
Des jonquilles, des bleuets, des primevères,
Des pensées et des coquelicots par dizaines.

Et ce feu d’artifice aux mille couleurs,
Aux mille parfums et aux mille saveurs
Révélait, au cœur de la maison,
Un immense arc-en-ciel résonnant de rires d’enfants.


(c) Lady Bird

Poème de NaNa

le 20/05/2008 à 19h54
Un nouveau poème, toujours d'un membre VIP du forum,
 NaNa avec Abîmes.


Je suis là, immobile.
Enfermée entre deux mondes.
Je suis comme sur un fil
Surplombant un abîme profond.

Le monde s'agite autour de moi.
Des cris, des rires, des pleurs.
Les sentiments fusent mais ne me touchent pas.
Cette vie n'est qu'un leurre.

Sous ma peau s'infiltre la peur.
Comme un poison parcourant mon corps,
Qui imprime mes yeux de terreur
Et me laisse impuissante face à mon sort.

Chaque étoile, scintillante jusqu'alors,
Brutalement, s'est éteinte.
Le ciel n'est plus d'or.
Voilé par les noirceurs dont mes pupilles se sont teintes.

Mes sanglots retentissent au fond de l'abîme,
Dans un profond éclat qui me blesse,
Détruisant mes espoirs les plus infimes,
M'abandonnant, dans une ultime détresse.

Les mains attachées,
Le coeur vidé,
Il ne me reste plus qu'à plonger
Dans l'abîme, monde inconnu et tant espéré...

(c) NaNa

Poème de la passionnée

le 15/05/2008 à 18h15
Un poème d'un membre VIP des poèmes du net,
 la passionnée : donnez moi des ailes.



Donnez moi des ailes


Donnez moi des ailes
Pour m’envoler
Donnez moi des ailes
Pour m’éloigner

Donnez moi des ailes
Pour pouvoir de nouveau rêver
Donnez moi des ailes
Pour m’éclipser

Donnez moi des ailes
Pour toucher les nuages
Donnez moi des ailes
Pour que sorte cette rage

Qui est due à toutes ces inégalités
Dont le monde est fait

Donnez moi des ailes
Pour m’enfuir
Donnez moi des ailes
Pour de nouveau sourire

Je ne veux plus vivre
Dans un monde souillé
Par la méchanceté
Je préfèrerai partir

Donnez moi des ailes
Pour survoler l’univers
A la recherche de cette Terre
Qui est si belle

Aidez-moi
A sortir
De ce monde qui nous fait tant souffrir
S’il vous plaît aidez-moi

La vie n’est pas éternelle
Alors s’il vous plaît donnez moi des ailes
Pour pouvoir rejoindre la Nature
Où l’air est si pur
Alors ne soyez pas trop dur

(c) la passionnée

Poème de darksoul

le 07/05/2008 à 15h09
Voici un nouveau poème d'amour, écrit par darksoul un membre VIP
 des poèmes du net !


Les rayons du soleil,


Les rayons du soleil se pâment peu à peu

Délivrant dans le ciel les ténèbres abstruses ;
L’opacité spectrale s’immisce dans mes yeux
Et embrume mon âme en véritable intruse.

Mes idées se mélangent et se perdent en un
Obscur maelström, tourbillon indémêlable,
Trahissant ce traître sentiment sibyllin
Que le spleen, émotion cafarde et lamentable.

Mon poignet est que mon cœur tout aussi pesant
Et peine à tracer la courbe sombre des mots ;
Mon esprit me semble prisonnier de Satan
Et peine à se dépêtrer des liens infernaux.

O belle créature protégée des Dieux
Libère-moi de toutes ces ignoble chaînes ;
O être céleste, je n’ai point connu mieux
Seul ton amour peut effacer toutes mes peines.

Sans la chaleur de ton corps je ne puis tenir
Tu es le seul remède à mes cryptiques maux
De te voir partir il n’y aurait rien de pire ;
Mourir ou à jamais sombrer au fond des eaux.

(c) darksoul
Voici un poème de Un jour peut être ... qui s'intitule Dernière leçon.
Il a remporté notre concours de poèsie sur le thème de l'école !


Dernière leçon


Je me souviens, la colle, qui sentait bon l'orgeat,

Les cahiers à carreaux de nos dictées d'antan,
Les comptines endiablées de nos délires d'enfants,
Le vieux parquet grinçant et vos fameux cents pas ;

Et ce grand tableau noir que vous aimiez remplir
De votre main habile, de pleins et de déliés,
Du vieux papier buvard, la plume et l'encrier,
Vos leçons de sagesse, qui nous faisait pâlir.

J'ai désormais rangé quelque part dans mon coeur,
Le bruit, l'odeur, l'image de ces années passées ;
De mes rires écoliers aux éternels regrets,

De n'avoir eu les mots pour vous dire merci,
Je vous regarde, ému, étendu sur le lit,
Qui a connu le souffle de votre dernière heure.


(c) Un jour peut être...

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