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Blog des Poemes du Net

 

Un gagnant a été désigné pour le concours mars/avril

sur le thème de la Musique.

C'est neferet, membre du forum LPDN,

avec la viole de gambe qui remporte le concours !

 


Quand sa bouche se tait, que le silence autour
Fait comme une vapeur, elle à d’autres atours
Pour convoyer vos mains le long de ses deux flancs
Où caresser le grain de ses charmes dormants :

Sa peau pleine d’odeurs, légères et épicées
Emplissant lentement comme une floraison
La pièce l’accueillant de ses exhalaisons,
Rayonnant sa chaleur comme un soleil d’été

La ligne qui se courbe, en ses flancs retranchée,
Dansante fantaisie qu’on voit du coin de l’œil
Puis soudain papillonne et attire à son seuil
Votre attention soumise, un instant relâchée,

Ou bien son long regard d’un silence éloquent,
Comme une solitude effrayée par l’oubli
Joins ses mains sur son cœur et vivant à demi
Sollicite un sursis de ses yeux implorants.

Et quand, vaincu, je serre entre mes bras ce corps
Le silence se brise ainsi que le cristal
En milliers de fragments teintés d’or et d’opale
Dans une mélodie tout d’arpèges et d’accords.

Mon cœur lui est ouvert : quand je pleure, elle pleure
Quand je ris elle aussi ; quelle que soit mon humeur
C’est une amie fidèle, discrète et bienveillante
Qui tour à tour apaise, adoucit ou enchante.

Elle a pour m’apaiser de lentes réflexions
Comme un reflux de mer ou l’eau d’une cascade,
Une légèreté dans ses longues glissades
Qui calme mon esprit lorsqu’il est en fusion.

Elle a pour m’adoucir des notes sirupeuses,
Des clins d’œil malicieux comme des chatouillis
Qui gazouillent et qui font de petits sauts. Ainsi
Mes humeurs les plus noires deviennent doucereuses.

Enfin pour m’enchanter son corps tout entier vibre
Laissant d’elle échapper des symphonies curieuses
Des rondes victoriennes et des danses fiévreuses
Peuplées d’élan superbes au frais déséquilibre.

C’est comme si j’avais entre mes doigts mon âme
Et que sous mes caresses elle osait vous parler
De ses joies, ses douleurs, ses doutes et tous ces drames
Qui peuplent notre cœur sans pouvoir s’exprimer.

 

(c) neferet




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Le gagnant du concours sur le thème de l'horreur
est quadflieg avec son poème : Mort d'un insecte !
Féliciations ! Bonne lecture,
 

 

Mort d'un insecte

Araignée. Moi, un insecte ?
Non !
Des dizaines de millions d’années nous ont laissée
À la caste d’arthropode…Chélicérate.

Angoisse au bout des pattes !
Voilà,

Le bourdonnement lancinant qui ventile la bouche
Du nid. Où se cacher, courir, ne plus zieuter ?

Quand a surgi la guêpe, chasseuse, yeux de marbre
Elle fouine et je me coince entre terre et graviers
Dieu je ne sais, j’entends son souffle vague et rauque
Mon dos tendre battant chamade, vrilles des mandibules.

Clac !

Un coup, et ma chorde est brisée net, vibre mon reste

Endormis à jamais.

Mon corps est déconnecté du cerveau très conscient
D’arachnide, mes membres tombent au sol, inanimés
Me défendre? Défendu, mère nature que bonne es-tu ?
Elle me débite en un tronc plus apte à l’envol
Entre ses serres, je vole pour la dernière fois

Un autre nid, un tube de boue séchée, noir, étroit
Elle me dépose, me hume et me lèche tel un gigot.

Sur ma nuque meurtrie elle se cambre et se contracte
Pond un œuf, rond et nacré, symbole de félicité.

Il n’a fallut que quelques jours.

La larve sortie, au rythme des anneaux translucides
A rampé sur ma harde endolorie et calme

Festin des enfers, elle entre en ma chair fondante
Comme le plomb promis à son morne creuset
La pupe bouffe, en réaction je bouge en hoquets
Je bave, me tords, ma vision multiple rend les vertiges

Sort du sol l’impeccable hyménoptère rouge sang
Mon squelette idiot tangue à l’air intrépide
Qui vient risquer à venir caresser ma carcasse.

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Euménidae.
hyménoptère prédateur d'araignées.
Coupe les ganglions nerveux
Pond ses oeufs sur les corps
les larves ont alors une réserve de chair fraîche.

(c) quadflieg
 



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Genneteau-Hymalet est le gagnant de notre concours qui avait pour
thème la passion amoureuse ! Son poème : LOUP ou CHIEN. Passez
une agréable lecture.

A ….Viviane


Ton corps souple et ardent
Est un buché indien.
Qui consume insolent
Mon rêve épicurien.
Tu es bien plus que belle.
Tu es une obsession.
Lampe qui étincelle
Et ranime la passion.

Tu mets du rose aux joues
Aux fleurs et aux nuages
Rebelle, aux instants fous,
Tout en restant très sage.

Cerbère du tourbillon
De nos ardeurs volcans,
Tu créerais des typhons
Au cœur des océans,
Pour que nul ne dérange
Les extases de nos heures.
Que, sous aile de l’ange,
Vivions mille bonheurs.

Pour ton amour flambant
Comme un bucher indien
Brûlant et enivrant
Je serai … Loup … ou … Chien.


Genneteau-Hymalet



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Poème de kurai

le 11/08/2008 à 20h34


Voici un nouveau poème de Kurai qui a gagné le concours de notre forum. Il s'intitule Coeur en miettes. Bonne lecture.




scintillement obscur aux milles reflets

bribes fânées d'un bonheur éphémère
cri d'agonie, angélus qui désespère
craint pour mon coeur en miettes, éparpillé

Mon coeur n'est plus qu'un puzzle de rancoeur
disloqué, sanglotant, il implore
une ultime guérison, dernière heure
avant que le glas ne sonne à nouveau

Par quelques mots tu signes son oraison
apocope funèbre d'un coeur en lambeau
qui a cru malgré tout échapper au tombeau
mais qui est désormais son unique raison

Déchirure de l'âme, encore trahie
chaque jour, elle pleure, elle supplie
que cesse la déferlante acide
des larmes de mon coeur morbide

pour t'avoir aimé de mon corps et mon âme
je paye maintenant de mon espoir hectique
ma folie d'avoir cru tes paroles angéliques
brissures fatales d'un coeur de femme


(c) Kurai

Poème de Shinta

le 03/07/2008 à 18h25
Une nouveau poème d'un membre VIP des poèmes-du-net : Shinta avec Ctrl/Alt/Suppr


Ctrl/Alt/Suppr



Une bouteille sur le coin de la table,
Une cigarette à moitié fumée,
Un tremblement que je ne peux empêcher,
Je crois que je me suis enivrée.

Une énième déception,
Une énième contradiction,
Finalement, rien n’est différent,
Et dans ma vie : un fragment.

Demain est un autre jour,
Et je le supprimerai pour toujours.
Son souvenir me sert à rien.

Une amitié verrouillée,
Et en un clik : du passé.
C’est juste des lettres effacées.

(c) Shinta

Poème de neferet

le 24/06/2008 à 20h35
Un nouveau poème cette fois ci de neferet, membre VIP,
 qui s'intitule constellation.


A moitié assoupie sur l'herbe généreuse

Ecoutant l'or tinter aux boucles des étoiles
Nous guettions la filante attendant que le voile
Par un dernier accroc nous ouvre l'écumeuse .

Une à une les notes à nos voix suspendues
Se sont assises aussi timidement muette ,
Et curieuse du feu lové là haut ; discrète
elles allumèrent alors le silence entendu .

Et dans l'immobilisme un doux tatonnement
S'irise de culot sur le frais sable blanc :
Ma main cherche la tienne et voudrait la serrer .

Quelle étoile effondrée s'est abreuvée d'épines
Et constella nos coeurs d'une glacante bruine ?
Ma main cherchait la tienne et ne l'a point trouvée .

(c) neferet

Poeme de Tigrenoir

le 04/06/2008 à 11h23
Tigrenoir a remporté le concours des poèmes du net ! Le sujet avait pour thème présenter notre forum et il a su retranscrire les pensées de chacun.


Situé sur cette vaste toile,

Qu'est l'Internet,
Existe un petit forum,
Pas comme les autres.

Ce forum est un endroit,
Peuplé de lettres, peuplé de mots,
De mots doux, de mots durs,
De mots de chagrins, de mots de joies.

Ces mots sont habillements menés,
Par des esprits experts ou novices,
Et rencontrent la beauté d'une langue,
Pleine d'écrivains et de poètes.

Ces mots deviennent des messagers,
Messagers de la pensée et de l'âme,
Des esprits qui les créés, les effacent,
Et les refont, guidés par les muses.

Ainsi, ce forum devient,
Un endroit magique,
Où chacun est libre de s'exprimer,
Où chacun est libre de lire.

Un lieu de débat et d'échange,
De philosophie et de réflexion,
De mélange et d'enrichissement,
De l'âme et de l'esprit agile.

Mais c'est aussi un endroit,
Où les néophytes peuvent venir,
Pour apprendre, s'exercer,
Et révéler un talent caché.

Ce forum, c'est le jardin d'Eden,
Du Français et de la poésie,
Et cet Eden s'appelle,
Les poèmes du net.

(c) Tigrenoir

Poème de Larme_de_crystal

le 27/05/2008 à 12h38
Un poème signé Larme_de_crystal, membre VIP des poèmes du net.
Il s'intitule : La dernière danse !
Bonne lecture.


Nouvelle danse sous l’emprise du désespoir

Je n’ose plus regarder le reflet dans le miroir
Quand la grisaille envahie mon âme entière
Et que je me sens à nouveau prisonnière

Mes silences en disent long sur mon état d’esprit
Je cache mes sanglots sous des sourires sans vie
Dernière ligne droite avant de perdre celui que j’aime
Dernière souffrance cependant avant un autre énième

Je voudrais lui crier qu’il se trompe, je le sais
Mais mon respect pour lui m’empêche de le faire
Je me sens anéantie, mon cœur saigne et se tait
Il est l’heure de faire sa valise, plier les affaires

Et puis plus rien n’a d’importance à cet instant
Je pense à nous, aux souvenirs qui me hantent
A ceux qui vont me suivrent encore longtemps
Au cruel blues que ma voix intérieur chante

Des larmes de Crystal déchirent ce corps meurtri
Avec elles s’évaporent les croyances et les espoirs
Il est temps de retourner se cacher dans le noir
Oublier son Amour sincère, renier jusqu’à sa patrie

Les mots n’ont plus de couleurs dans mes yeux embrumés
Laissant place ainsi aux sombres nuages de la tristesse
Et si mes cris seront à jamais en moi étouffés
Ils n’en seront pas moins, pour l’éternité, ma faiblesse

Je laisse dernière moi, un morceau de bonheur
Ce terme n’est pas fait pour rester dans mon cœur
Je retourne me percher en haut de ma Tour de Babel
Cultiver l’abandon et les fleurs de chagrin si Belles

(c) Larme_de_crystal

Gagnant concours : Lady Bird

le 21/05/2008 à 09h30
Lady Bird, membre des poèmes du net, a remporté le concours de l'atelier d'écriture.
Le thème était de faire un poème avec les couleurs de l'arc en ciel (rouge, orange, jaune, vert, bleu, violet, indigo)

L’enfant arc-en-ciel


Elle partait tôt le matin,
Dans la fraîcheur de la nuit,
Alors que l’horizon était encore
Tout teinté d’indigo.

Au fond de ses beaux yeux bleus,
Se reflétait un univers
Aussi vaste que les océans
Et aux cieux toujours clairs.

Elle courait dans les prés d’herbe tendre
Et cueillait quelques feuilles de menthe
Qu’elle serrait si fort et si longtemps
Entre ses doigts qu’ils en devenaient verts.

Elle allait ensuite chercher,
Tout en haut d’un citronnier,
Les fruits jaunes gorgés de lumière
Qui brillaient sous les rayons d’or du soleil.

Lorsqu’elle rentrait, en fin d’après-midi,
Sa crinière de feu toute ébouriffée
Embaumait l’orange et la mandarine
Sous le soleil qui flamboyait.

Ses jolies joues rebondies,
Aussi rouges que les cerises brillantes
Ornant ses oreilles de fillette,
Sentaient la fraise des bois.

Son tablier, immaculé le matin,
Etait constellé de taches violettes,
Ultimes vestiges des myrtilles
Englouties à l’heure du goûter.

Elle rapportait toujours dans ses menottes
De pleins bouquets de fleurs des champs :
Des jonquilles, des bleuets, des primevères,
Des pensées et des coquelicots par dizaines.

Et ce feu d’artifice aux mille couleurs,
Aux mille parfums et aux mille saveurs
Révélait, au cœur de la maison,
Un immense arc-en-ciel résonnant de rires d’enfants.


(c) Lady Bird

Poème de NaNa

le 20/05/2008 à 19h54
Un nouveau poème, toujours d'un membre VIP du forum,
 NaNa avec Abîmes.


Je suis là, immobile.
Enfermée entre deux mondes.
Je suis comme sur un fil
Surplombant un abîme profond.

Le monde s'agite autour de moi.
Des cris, des rires, des pleurs.
Les sentiments fusent mais ne me touchent pas.
Cette vie n'est qu'un leurre.

Sous ma peau s'infiltre la peur.
Comme un poison parcourant mon corps,
Qui imprime mes yeux de terreur
Et me laisse impuissante face à mon sort.

Chaque étoile, scintillante jusqu'alors,
Brutalement, s'est éteinte.
Le ciel n'est plus d'or.
Voilé par les noirceurs dont mes pupilles se sont teintes.

Mes sanglots retentissent au fond de l'abîme,
Dans un profond éclat qui me blesse,
Détruisant mes espoirs les plus infimes,
M'abandonnant, dans une ultime détresse.

Les mains attachées,
Le coeur vidé,
Il ne me reste plus qu'à plonger
Dans l'abîme, monde inconnu et tant espéré...

(c) NaNa